Le trajet – die Reiseroute

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Burkina und – et Au revoir !

Das Mango-Movement !

Nach Burkina Faso fahren wir als Journalistenpaar. Unsere Mission : wir machen eine Mango- Reportage im Auftrag einer deutschen Organisation « Movment e. V. » in Freiburg, die Magda auf dem Freiburger Weihnachtsmarkt im Rahmen der Master-Diplom-Vergabe noch kurz vor Abfahrt entdeckt hatte. Wir sollen den Weg der Mango vom Baum bis zum Flughafen verfolgen, da jene mithilfe einer Partnerorganisation im Mai nach Deutschland exportiert wird. (kann im Webshop bestellt werden: https://movement-verein.org/)

Wir sind mit unserer kleinen Kamera ausgestattet, haben ein paar Infos über die Organisation im Bus durchgelesen und ein provisorisches Programm vom Leiter in Freiburg, Michael Bührer, für die kommende Woche (das bis auf die letzte Minute noch unsicher war) per email erhalten. Es heisst also improvisieren!

Erste Station ist Bobo Diolasso, die kulturelle Hauptstadt Burkinas. Erster Eindruck : heiss ! War es in Korogho schon heiss, ist es hier noch heisser – um die 40Grad !! Zweiter Eindruck: die Vegetation ist hier nicht mehr dichter Regenwald wie in der Elfenbeinküste, die Felder werden landwirtschaftlich genutzt. Die kleinen Dörfchen gleichen daneben in unseren Augen durch ihren Baustil den Asterix und Obelix Dörfern. Dritter Eindruck : hier verkehrern lediglich Zweiräder : Motorräder natürlich, und erstaunlicherweise viiiele viele Fahrräder !

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Für Kultur haben wir weniger Zeit, wir widmen uns der Agri-kultur. Vom Projektleiter vor Ort, Ibrahima, werden wir abgeholt und zum Hotel gefahren. Ja, das erste Mal in Schwarzafrika sind wir also in einem Hotel (ohne unser Wissen (und zu unserem Vergnügen) wurde dies für uns vorprogammiert…) ! Alles andere wurde vom Projektleiter eher weniger vorgeplant. Deshalb verbringen wir vier Stunden direkt nach Ankunft (wir baden noch im Reiseschweiss) mit der Planung der Reportage, die eine Woche dauern sollte : Verkehrsmittel, Unterkünfte, Kontakte etc…Puh, am Abend sind wir wirklich geschafft und geniessen um so mehr das auf unseren Körper aus dem Duschkopf sprudelnde Wasser ! Es gleicht für unsere Augen fast einem Wunder und gleich fühlen wir uns heimisch…

Am nächsten Tag, Montag, gehts auf die Mangofelder, die etwa eineinhalb Stunden Autofahrt Richtung malische Grenze entfernt liegen, Interviews mit den Arbeitern vor Ort, viele Bilder über Ernte und Verpackung.

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Am nächsten Tag gehts in die Fabrik ; ausladen, waschen, aussortieren der schlechten Mangos, erneute Verpackung auf Paletten – In der Zwischenzeit aber sitzen wir auch einige Stunden einfach mitten auf dem Fabrikgelände, um auf die nächste Einstellung zu warten… Gott sei Dank sind wir zu zweit :). Und schon verfolgen wir in einem Bus (schon wieder acht Stunden lang) die Mango zum Flughafen Ouagadougou, die Hauptstadt Burkinas. Diese Fahrt macht uns schon etwas fertig. Wenn auch der Bus luxus- klimatisiert ist, so muss man doch stets um sein Leben bangen, da wie die Sau gefahren wird : der Bus scheint schneller als PKWs und LKWs fahren zu dürfen und überholt jegliches Fahrzeug-vor allem wenns brenzlig wird…Das aus Angst die Arschbacken zusammenzupressen geht uns langsam auf den Zeiger und macht die Fahrt zudem übelst lang. Dazu : nebenher dröhnt das überlaute Fernsehen. Wohl as Opium für die Passagiere konzipiert. Es kommen die « Guignols ». Sketche aus dem ivorischen Alltag, das die einheimischen Mitfahrer lauthals lachen lässt. Uns jedoch geht die Lautsärke und das hysterisch-schreinde Schauspiel (was wohl den realen Verhältnissen ähneln soll) ziemlich auf den Keks. Letzte Kritik : das Thema der Sketche bleibt immer dasselbe : Geld und die Mann-Frau-Beziehung : d.h. Ob die Frau gut kocht und den Mann damit zufrieden stellt, ansonsten wird die « Sklavin » aus dem Haus geschmissen oder Hexerei und Aberglauben eingesetzt.

Man könnte denken, wir sind etwas ängstlich bezüglich des Fahrstils. Aber : als wir am nächsten Tag am Flughafen ankommen, ist der dritte Mango-LKW, der schon längst da sein sollte, immer noch nicht da. Grund dafür ? Ein Busunfall auf der selben Strecke, die wir ein paar Stunden vorher genommen haben. Aus dem Fernsehen während Mittagessens erfahren wir, dass die 25 Tote aus dem Bus einfach im Strassengraben beerdigt wurden. Ein Schild wird aufgestellt (und soll als Warnung dienen) : « Hier sind die Opfer vom Unfall xy begraben. » WAOUH !

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Le Mango-Movement !

C’est en qualité de couple de journalistes que nous nous rendons au Burkina Faso. Notre mission : faire un reportage relatant de la récolte des mangues pour le compte d’une organisation allemande « Movement e.V » basée à Freiburg, que Magda avait découvert sur le marché de Noël fribourgeois peu avant notre départ, à l’occasion de la remise de nos diplômes. Nous devons donc suivre la mangue de l’arbre jusqu’à l’aéroport, d’où elle est ensuite exportée en mai vers l’Allemagne par cette organisation.

Nous sommes munis pour cela de notre petit appareil photos, de quelques informations sur le groupement que nous lisons encore vite fait dans le bus ainsi que d’un petit programme de la semaine, établi au dernier moment (car en effet jusqu’à la dernière minute rien n’était certain) par le directeur Michael Bührer et que nous avons reçu par email. Le mot d’ordre est l’improvisation.

Le premier arrêt est Bobo Dioulasso, la capitale culturelle du Burkina Faso. Première impression : il fait chaud putain ! S’il faisait déjà bien chaud à Korogho, ici c’est encore pire – le thermomètre atteind presque les 40°C !! Deuxième impression : la végétation a changé, nous ne nous trouvons plus dans la jungle dense de la Côte d’Ivoire, mais dans des plaines claires et cultivées. Les petits villages qui défilent sur la route nous font penser, par le style de construction, au village des gaulois d’Astérix et Obélix. Troisième impression : le moyen de transport number one est le deux-roues : des motos bien sûr mais aussi, et c’est plus étonnant, beaucoup beaucoup de vélos !

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Bon pour ce qui est de la culture nous n’avons pas le temps et nous consacrons plutôt à l’agri-culture. C’est Ibrahima, le chef de projet sur place, qui vient nous récupérer au bus et qui nous conduit à notre hôtel. Oui vous avez bien lu : pour la première fois en Afrique noire nous descendons à l’hôtel (cela a été programmé pour notre grand plaisir sans que nous ayons été consultés à l’avance ..) ! A part cela, tout le reste de la semaine a été un peu moins bien programmé. C’est pourquoi nous passons, directement après notre arrivée (encore baignés de sueur), près de 4 heures à planifié le déroulement du reportage qui doit s’étendre de lundi à vendredi : transports, hébergements, contacts sur place etc… pfiou ! Le soir nous sommes lessivés et nous réjouissons encore plus de sentir couler l’eau fraiche sur nos corps qui dégouline de la pomme de douche! On est proche du miracle avec cette eau courante.

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Le jour suivant, le lundi donc, c’est parti pour rejoindre les champs de manguiers qui se situent à environ 1h30 de piste de Bobo, en direction de la frontière malienne : interviews avec les ouvriers et beaucoup de prises de vue de la récolte, de la mise en caisses. Le mardi nous sommes à l’usine : déchargement, lavage, tri des fruits (qualité, calibre, degrés de maturité), emballage sur les palettes – il faut dire qu’entre toutes ces étapes nous passons pas mal de temps assis quelque part sur le terrain de l’usine à ne rien faire, au milieu des ouvrières qui s’affairent, à attendre le moment pour la prochaine prise de vue… (heureusement que nous sommes deux). Le mercredi nous grimpons déjà dans le prochain bus pour Ouagadougou (pour encore 8h de trajet) afin d’accompagner nos chères mangues à l’aéroport de la capitale. Ce trajet là est un peu la goutte d’eau qui fait déborder le vase, nous sommes crevés. Même s’il faut reconnaître que nous avons le luxe d’être dans un bus climatisé, cela ne change rien au fait qu’à chaque seconde nous avons peur de perdre la vie car la conduite est vraiment horrible : ici (mais en Côte d’Ivoire aussi) il semble que les bus aient le droit de doubler et les voitures et les poids lourds, droit dont ils usent sans limites à coups de klaxon, roulant constamment sur la voie de dépassement, dépassant surtout quand le créneau devient dangereux… on comprendra donc que le temps nous paraisse extrêmement long et que nos nerfs sont à vif quand pendant 8h on doit garder les fesses serrées par la peur. Mais ce n’est pas tout ! Non non ! Ajoutons à cela le téléviseur installé dans le bus dont le volume est au maximum – ce qui doit peut-être servir d’opium pour détourner l’attention des passagers. On passe « les guignols », une série ivoirienne, reprennant des scènes de la vie de tous les jours, qui font littéralement éclater de rire les spectateurs. Nous par contre, le volume assourdissant qui retransmet les cris hystériques des acteurs (ce qui reproduit tout de même assez bien les situations réelles) nous courre sur le haricot, nous casse les bonbons et bien d’autres choses encore ! Allez une dernière petite critique en passant : les sketchs ne font que traiter des mêmes thèmes : l’argent, les moyens de gagner l’argent sans se fatiguer, les relations hommes-femmes, enfin plutôt la question de savoir si la femme cuisine bien pour son homme, qui à tout moment peut jeter son « esclave » à la porte si cela ne lui convient pas.

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Nos lecteurs les moins indulgents penseront que nous sommes devenus un peu froussards ou peut-être même douillets en ce qui concerne les styles de conduite ! C’est vrai. Mais le lendemain quand nous arrivons à l’aéroport, le troisième camion de mangues, qui devrait être depuis longtemps arrivé et déchargé, n’est toujours pas là. L’explication ? Un accident de bus survenu sur la même route que nous avons empruntée quelques heures auparavant. Les informations télévisées nous avisent que 25 passagers ont perdu la vie et ont été enterrés selon la coutume, sur place, sur le bord de la route. IL est prévu que l’on plante là un panneau « ici sont enterrés les victimes de l’accident xy » en guise d’avertissement. Waouh !

Ouagadougou

Auf dem Frachtgelände des Flughafens Ouagadougou schiessen wir noch ein paar Bilder vor dem Abflug, denn die Mango wird am Montag gepflückt und ist am Freitag schon im Flugzeug. Hierfür müssen die Arbeiter aber alles geben : von 8 Uhr bis am nächsten Tag 4Uhr morgens. Die Mango ist so empfindlich und die europäischen Importgesetze so streng, dass es ein wirklicher Lauf gegen die Zeit wird ! Und das macht das Exportunternehmen seit drei Monaten. Für den Export (per Flugzeug oder Schiff) taugt die Mango nur von März bis Ende Mai, danach können die nötigen Kriterien nicht mehr sichergestellt werden. (keine Schäden, Verfaulen etc…) Am Freitag, letzter Drehtag besuchen wir die vom Mango-Geld konsturierten Schulen und ein im Bau stehendes Ausbildungsszentrum in Koudougou (100 km von Ouagadougou). Voilà, die Reportage ist in der Tasche. Am Samstag hätten wir noch zum Hauptsitz von Movment nach Ouahiguya fahren können, um im Norden Burkinas ein paar Tage zu verbringen. Das hiesse schon wieder 8 Stunden Fahrt. Aufgrund des hohen Müdigkeitsgrads und der Übersättigung an Transportmittel entschliessen wir uns dagegen und chillen noch bis Montag in Ouaga. Untergebracht sind wir nämlich in einer netten Herberge, « Song Taaba » im lebhaften Viertel Gunghin, wo es sich gut aushalten lässt (empfehlenswert für alle jene, die nach Ouaga gehen wollen). Das Hostel verfügt über 6 Zimmer, bzw. Appartments à 15euro, Frühstück inklusiv. Das Hostel wurde von einer Baslerin und dem Chef Salif 1983 gegründet, mit dem Ziel, Waisenkindern zu helfen. Sie werden nämlich in den Räumlichkeiten unterrichtet, verköstigt und können an Freizeitaktivitäten (Theater, Tanz etc.) teilnehmen. Zudem bietet das « Song Taaba » Frauen einen Ort, sich ausserhalb des Hauses zu treffen, u.a. Der Ertrag der Zimmer wird also sinnvoll weiterinvestiert. (wens interessiert: http://aubergesongtaaba.e-monsite.com/)

In Westafrikas Filmhauptstadt kommen wir noch in den Genuss einige europäsische Filme im Rahmen der « Europäischen Filmwoche » des Institut Français (anlässlich des Festivals in Cannes) gratis anzuschauen. Man, nach 5 Monaten ist es doch wirklich der Wahnsinn, « laufende Bilder » aus unserer Kultur anzuschauen (wir haben nämlich keine Filme auf unserem kleinen Notebook mitgenommen-und streamen kommt natürlich bei der hiesigen Verbidngun überhaupt nicht in Frage;)) !!! Eine gewisse Sehnsucht nach zu Hause kommt auf…

Ouagadougou

Nous faisons encore quelques enregistrements – dans la limite des autorisations des militaires- sur la zone de fret de l’aéroport de Ouagadougou. Juste avant le décollage, car la mangue est ceuillie le lundi et le vendredi elle est déjà dans l’avion. Pour rendre cela possible, les ouvriers doivent vraiment travailler dur : de 8h du matin à 4h du matin le lendemain ils déchargent, empillent, poussent les palettes etc. La mangue est un fruit tellement sensible et fragile, les lois sur l’importation européenne tellement draconiennes que le processus que nous filmons est une véritable course contre la montre ! Et ça fait 3 mois que les exportateurs font ça, chaque semaine. En effet c’est seulement sur la période de mars à fin mai que la mangue est bonne pour l’exportation (par avion ou par bateau). Dépassé ce délai, il devient difficile pour eux de contrôler certains paramètres de maturité, de pourriture qui peuvent toucher les mangues et leur faire perdre leurs marchés.

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Le vendredi, dernier jour de tournage, nous nous rendons à Koudougou (100km de Ouaga) pour filmer une école et un centre de formation professionnel qui ont été financés avec l’argent des mangues. Voilà le reportage est dans la boîte, il nous reste seulement à le monter ! Le samedi il était prévu que nous nous rendions encore à Ouahigouya, siège de Movement, pour y passer quelques jours et découvrir le nord du Burkina. Mais cela représentait encore 8h de voyage et pour cause de fatigue extrême et surtout d’un ras-le-bol des transports (car il faudrait ensuite revenir à Ouaga pour prendre la route direction Korogho…) nous décidons de revenir sur notre décision et de rester encore jusqu’à lundi ici. D’ailleurs nous sommes logés dans une petite auberge bien sympa, « Song Taaba » dans le quartier animé de Gunghin, ce qui rend la décision plus facile (recommandable pour tous ceux qui voudraient passer quelques jours à Ouaga). L’hôtel se compose de 6 chambres, ou petits appartements à 15euro la nuit, petit déjeuner compris. L’établissement a été construit sur l’initiative d’une suissesse de Bâle et du directeur Salif en 1983 et a pour vocation d’aider des enfants orphelins. En effet dans la même enceinte que l’hôtel on leur donne des cours, les nourri et ils peuvent participer à des activités de loisir (théâtre, dance…). En plus de cela « Song Taaba » est aussi un endroit où les femmes du quartier viennent se réunir pour organiser certaines choses. Au moins l’argent est réinvesti de manière honorable !

Dans la capitale du film de l’Afrique de l’Ouest nous avons aussi le plaisir de regarder gratos (!) des films européens dans le cadre de « la semaine du film européen » (en parallèle du festival de Cannes) organisée par l’Institut Français. Wahhh c’est de la folie de voir des images qui bougent- et qui viennent de chez nous- après 5 mois d’abstinence (nous n’avons malheureusement pas de films sur notre ordinateur et il n’est pas question de streamer avec la connexion d’ici). Cela déclenche toutefois une certaine nostalgie en nous…

Magische Erfahrungen am Strassenrand

Für uns heisst es nun also zurück nach Korogho, bevor es nach Abidjan geht. Was in Korogho passiert, weiss unser treuer Leser bereits schon – was dem Weg dahin passiert, jedoch nicht !

So einfach nämlich ist die Rückfahrt nicht. Gut, wir haben keinen Unfall. Aber : die schon längst erwartete Panne. Als wir von Bobo Diolasso mit mehr als 2Stunden Verspätung in einem schäbigen Ersatzbus losfahren, riecht es schon etwas faul. Der Bus fährt einwandfrei bis zur Grenze Burkinas-Elfenbeinküste, wo er ein ein riesen Loch fährt, das die Stossdämpfer ausser Gefecht setzt. Ab jetzt pfeifft das Hinterteil des Busses. Der Fahrer ergibt sich nicht so leicht und repariert eigenhändig (!) , nach jedem weiteren Loch , was noch zu retten ist. Tja, irgendwann als es dann auch keine asphaltierte Strasse mehr gibt – mitten im Busch, geht nichts mehr. Der Bus steht.

Der Tradition nach setzen und leigen sich die Passagiere neben den Bus an den Strassenrand. Niemand beschwert sich, die Situation scheint allzubekannt. Tja was nun ? Es ist ca. 17Uhr. Magda spürt, dass etwas getan werden muss. Nachem sie die vielen leckeren Früchte des Karité-Baums verpeist hatte, schiesst die Kraft in ihre glieder und sie hebt – vor den staunden Blicken der anderen Passagiere – den Bus mit blosen Händen hoch, sodass der Fahrer blitzeschnell das defekte Vehikel austauschen kann. Sie bläst ihre magische Luft darüber – und der Motor springt wieder an – wie als ob nichts passiert wäre.

Ha ! Schön wärs. Sie stellt sich vielmehr an die Strasse und versucht zu trampen. Alex ist diese Möglichkeit etwas ungeheuer… « es kann ja auch gefährlich sein, mit ihrendjemanden einfach so weiterzufahren ». Tada, dann shafft sie es doch, (mit ihren magischen Kräften) einen kleinen Werbe-Mini-Bus, der für das Handynetz MTN Werbug in der Gegend gemacht hat, anzuhalten, der nach Korogho fährt. Die Löcher merken wir nun noch mehr unter unseren Arschbacken, aber – grosse Erleichterung- in weniger als drei Stunden kommen wir in Korogho an ! Prüfung bestanden ! Yeah !

Expériences magiques au bord de la route

Il est maintenant question de retourner à Korogho avant de rentrer à Abidjan. Ce que nous avons fait à Korogho, notre lecteur fidèle le sait déjà, ce qui s’est passé sur le chemin pour y rentrer, il ne le sait pas encore !

Le retour n’est pas si facile que nous l’avions imaginé. Pas de panique, nous n’avons pas « fait » (comme on dit ici) d’accident mais nous avons eu une panne, qui depuis trop longtemps nous pendait au nez. A Bobo Dioulasso ça sent déjà le roussi quand nous partons avec plus de deux heures de retard dans un bus pourri de remplacement. L’engin roule pourtant sans problème jusqu’à la frontière ivoirienne où tout à coup il passe dans un trou, chose des plus commune à en juger par l’état de la route. Mais c’est la fois de trop, un des amortisseurs arrière est mort et il en sort un sifflement constant. Le chauffeur ne se rend pas sans combattre et répare lui-même ce qui peut encore être sauvé. Le sifflement cesse. Mais bon… quand la route goudronnée a disparu et que nous roulons sur la piste défoncée nos chances sont minces : deux fois encore nous nous arrêtons et il répare. La troisième le tour est joué, le bus est stoppé. Comme par tradition, les passagers descendent et s’asseoient à côté du bus. Personne ne se plaint, cette situation n’a rien d’extraordinaire pour eux. Et maintenant ? Il est presque 17h et Magda sent qu’il faut faire quelque chose avant la nuit. Après qu’elle ait eu mangé les fruits de Karité, la force est grande en elle et sous les yeux ébahis des autres passagers, elle attrape l’avant du bus et le soulève à mains nues, de sorte que le chauffeur peut changer la pièce défectueuse en un clin d’oeil. Elle souffle ensuite un peu de son air magique et le moteur ronfle, le bus redémarre comme si de rien n’était !

Eh eh ça aurait été bien…. mais la réalité est qu’elle se met sur le bord de la piste pour essayer de faire du stop. Pour Alex cette alternative est un peu douteuse… « ça pourrait être dangereux de monter avec n’importe qui sans savoir vraiment où nous allons ». Tada elle y arrive tout de même (peut-être grâce à ses pouvoirs magiques) et arrête un mini-bus qui fait de la pub pour l’opérateur téléphonique MTN et qui justement revient de mission et rentre à Korogho. De nouveau en route, nous sentons les trous encore plus qui font vibrer tout notre corps mais c’est pour la bonne cause : en moins de trois heures nous atteignons enfin Korogho ! Yeah man.

Unsere Herzen ziehts wieder nach Hause …

Nach all den Wegen, Umwegen, Bussen, Taxi, Motorrad, und und und wird es uns klar, dass wir doch früher als geplant, zurückwollen.. und buchen einen Flug für Mitte Juni. Das lässt uns noch etwas Zeit in Abidjan. Wir könnten noch länger bleiben, aber nach Abwägen der Möglichkeiten und weiteren Projekten, die sich in Europa für uns auftun (Arbeit etc.) spüren wir, dass wir doch mehr Lust haben, jetzt wieder zurück in die Heimat zu fahren… Und – wir haben das Glück, unsere Reise zu beenden, wann wir wollen, und das ist gut so.

Nach diesen vielen tollen Erfahrungen, bleibt für Alex die erstaunliche Feststellung, denn er meinte eigentlich das Gegenteil zu erfahren, dass er merkt, was er in der Heimat hat und was ihn doch an Frankreich und an die europäische Lebensweise bindet. Die Situation des Reisenden ist hier für ihn eine Art der Anonymität. Vor allem in der Begegnung mit den Einheimischen – bleibt man eben immer «  der Weisse », und das « Sein » des Weissen wird vergessen, im Gegensatz zum « Schwarzen ». Alex findet sein soziales Umfeld, sein soziales Ich hier nicht wieder und wird müde, dass man nicht versucht, ihn näher kennenzulernen, dass man nicht diskutieren kann über irgenwelche Themen und ohne zu zweifeln, dass das Gespräch rein utilitaristisch ist.

Magda dagegen, die bereits eine solche Erfahrung vor sieben Jahren machte, funktioniert ganz anders. Sie « ist » auch in dem fremden Umfeld sich, bzw. findet sich selbst, wenn sie einen Sinn hinter ihrem Tun im anders kulturelen Umfeld findet. Das ist für sie hier der Tanz. Deshalb nimmt sie nochmals in Abidjan in der Fondation Marie Rose Guiraud ein paar Tanzstunden.

Wir freuen uns unendlich vor allem euch wieder alle wieder zu sehen !!! Ihr habt uns nämlich gefehlt !

L’appel du bercail

Après tous ces tours, détours, bus, taxis, motos, moustiques, inconfort il devient clair que nous voulons rentrer plutôt que nous l’avions prévu…. nous achetons donc un billet d’avions pour la mi-juin, ce qui nous laisse encore un peu de temps à Abidjan, où il pleut maintenant quasiment tous les jours. Nous pourrions rester plus longtemps, le grand cliché de l’aventure longue passée loin des siens dans des contrées perdues à découvrir des cultures le voudrait. Et il pèse sur la décision ce cliché, cet idéal du voyageur, mais sur la balance il y a aussi la reconnaissance d’une envie de stopper là le voyage, que c’est maintenant assez (comme Forest Gump qui arrête de courir et qui veut simplement rentrer chez lui). Le dilème est grand mais à quoi bon s’imposer de rester plus longtemps alors que nos cœurs sont déjà retournés en Europe, où nous savons que des choses et des gens aimés nous attendent. D’autant plus que nous avons la chance, et nous savons bien que c’est une chance, de pouvoir décider quand nous voulons rentrer et c’est bien comme ça.

Après toutes ces expériences super faites ici Alex constate avec étonnement -car c’est tout le contraire qu’il pensait atteindre en partant- que ce qu’il a appris ici est peut-être à considérer la France, l’Europe positivement et à remarquer tout ce qu’il y a laissé comme personnes et manière de vivre qui décidemment étaient plus chères à son cœur qu’il ne le croyait. Pour lui la situation du voyageur ici en Afrique est une sorte d’anonymat. Un anonymat que l’on ressent encore à plus forte raison dans le contact avec les gens d’ici, pour qui l’on reste encore et toujours « le blanc », qui a l’argent et qui d’une certaine manière n’est pas une personne, un « être » pour qui on peut avoir de la sympathie et du plaisir à discuter, à découvrir… etc. Cela ne va que dans un sens, il n’y a pas d’échange à proprement parler : si le voyageur est intéressé il prend mais en principe on ne veut rien (ap)prendre de lui. Alex n’est pas en mesure ici de retrouver un « moi social », de prendre plaisir à des discussions longues et interessantes et édifiantes sur le sens des choses et de la vie, d’avoir le plaisir de dire là d’où il vient, ce qu’il aime et autres.. non les discussions pour la plupart ne volent pas haut et on a parfois du mal à dicerner si ou non elles sont interessées ou non. Le fossé culturel qui nous sépare est grand, très grand et force est de constaté que sans une activité précise ici, il est difficile de garder l’envie d’être là pour rien, pour n’être qu’un blanc à qui l’on rappelle toujours qu’il est étranger.

Magda au contraire forte de son expérience d’il y a 7 ans, fonctionne différemment. Elle arrive à « être » dans cet environnement culturel étranger, ou plutôt elle s’y retrouve, à condition qu’elle ait un but, un sens derrière ses actions au sein de cette culture étrangère. Pour elle c’est la danse. Ainsi elle reprend encore quelques heures de danse à la Fondation Marie Rose Guiraud d’Abidjan.

Korogho

Nach acht Stunden Fahrt gen Norden, die im Luxusbus sehr schnell vergingen, und sogar noch durch die vielen Stops auf der Strecke versüsst wurden, bei welchen die Frauen nämlich aller Art leckere Imbisse verkaufen : Avocado-Sandwich, Ei, Fleisch, Sesamkekse, Beignets etc. kommen wir am Busbahnhof MTK in Korogho an. Dort wartet bereits Fabienne auf uns, eine ehemalige Professorin Magdas von der ENS in Lyon. Seit Januar ist sie nämlich in Rente und engagiert sich für eine Organisation hier in Korogho, die UGAN, die den traditionellen Webern des Nordens der Elfenbeinküste hilft, ihre Produkte auf dem europäischen Markt (Frankreich, Schweiz und Deutschland) zu verkaufen. Fabienne hat vor 30 Jahren über jene Weber sogar ihre Doktorarbeit geschrieben und ist seit dem im engen Kontakt mit diesen. Sie nutzt also nun ihre Rente, um die UGAN wieder zu besuchen. Sie ist bereits seit einem Monat in Korogho, um deren Struktur und Organisation wieder auf Trapp zu bringen, welche nâmlich etwas aufgrund eines grossen Brandes der Ausstellungsgebäude und selbstverständlich der Krise vernachlässigt wurde.

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Organisiert und nett wie sie ist, hat sie uns im Vorhinein bereits eine Herberge bei einer sehr netten Frau gefunden : Salimata.

Après 8h de route, somme toute très tranquilles et plein de petits encas achetés en bord de route, nous arrivons enfin à Korogho, une des plus grandes villes du nord du pays. A la gare MTK Fabienne, notre contact sur place nous attend déjà. Fabienne est une ancienne professeure de Magda à l’ENS, qui maintenant a prit sa retraite et s’investit dans une coopérative d’artisans tisserands -typiques pour la région- avec qui elle avait écrit sa thèse de doctorat il y a plus de 30 ans. La suite de cette expérience avec ces artisans, elle et d’autres personnes en France avaient aidé à monter et financer ce qui devait devenir il y a 30 ans l’UGAN (Union des Groupements des Artisans du Nord) et qui a pour but de favoriser la mise en valeur des capicités et du travail de ces artisans ivoiriens dans le but de les aider à s’organiser convenablement pour être capable d’exporter vers la France, la Suisse et l’Allemagne par le biais des canaux Artisans du Monde par exemple.

Fabienne est donc ici depuis 1 mois afin de relancer un eu le travail et l’organisation de l’UGAN qui tendent quelque peu à s’affaiblir. Ainsi, adorable comme elle l’est, elle a pu nous trouver une personne voulant bien nous accueillir chez elle pour la durée de notre séjour. En clair pour une fois, le travail nous a été pré-maché !

« Die goldene Mama»

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Mit dem Taxi kommen wir am Haus von Salimata an. Jenes steht von aussen noch im Rohbau, im dunken Inneren ist es spärlich eingerichtet. Eine alte Sofagarnitur, derren Bezug schon besssere Zeiten gesehen hat, ein Tisch mit ein paar braunen Plastikstühlen, die Hygiene in der Küche und im anliegenden Garten rudimentär. (das grosse Erdloch im Garten dient als Müll, der sonstige verwilderte Garten als Zahnputzplatz, Spülplatz und für andere Abwässer …)

Aber : wir werden so herzlich empfangen ! Salimata ist voller Wärme udn nimmt uns it sehr viel Liebe und Herzlichkeit bei sih auf, nennt uns ihre Schätzchen, und Lieblinge. Das macht alles wieder wett. Bzw. lässt uns die Wohnumstände vergessen.

Nach der langen Fahrt nämlich, wollen wir uns gerne den Sand von der Haut waschen. Wir bekommen zwei Eimer voll Wasser und werden direkt darauf aufmerksam gemacht, dass hier das Wasser sehr wertvoll ist. Der Brunnen und der Wasserhahn sind trocken. Deshalb werden alle Eimer und Kanister vollgemacht, wenn das Wasser einmal wieder fliesst, das kann varriieren, und ist niht planbar. Manchmal bleiben sie ganze Wochen ohne Wasser. Wenn es mal regnet, kann dieses Wasser auch nicht aufgefangen werden, da der Wind so stark ist, dass er eher durch die Strassen peitscht und wegbläst. Also muss man sehr sorgfältig mit dem Wasser hier umgehen. Für uns kein grosses Problem, wir sind bereits seit Längerem an die Eimer-Dusche gewohnt, und daran das Wasser im Brunnen zu holen, . Kompliziert wird es erst, als wir nach einer Nacht mit den Mädels von Salimata, in der wir erstmals Wein und Chukuya (Schafsfleisch) assen, Durchfall bekommen. Wir stehen also vor einem Dilemma : Wir schämen uns fast, das hier so wertvolle Wasser für die vielzähligen Klo- Spühlungen (auch natürlich mit dem Eimer) zu nehmen, das eigentlich zum Trinken, Kochen benötigt wird…

« La maman en or »

Nous arrivons donc en taxi à la maison de Salimata. La maison est vaste et spacieuse mais absolument pas terminée. Les commodités, l’hygiène dans la cuisine et la salle de bain sont rudimentaires. Dans le jardin, un peu délaissé, le typique trou plein d’ordures à brûler. Mais il faut dire que nous sommes accueillis chaleureusement « ah mes chéris, mes enfants, vous êtes chez vous » et que nous avons une très belle vue sur le mont Korogho, une montagne/colline au milieu du pays plat.

Comme à notre habitude, nous aimerions bien nous doucher pour nous débarasser de la poussière de la route : on nous désigne deux seaux qui ont été mis à notre disposition et on nous met directement « dans le bain » qu’ici il est habituel de ne pas avoir l’eau courante. En effet, il ne pleut quasiment jamais et quand la pluie arrive alors elle est balayée en 10 minutes par le vent qui l’accompagne. Que l’on parle des robinets ou du puits tout est à sec. Constamment il faut être aux aguets de l’eau courante pour pouvoir remplir à temps les immenses bidons de reserve qu’il y a dans la cuisine. En plus de cela Sali fait remplir des bidons chez des frères catholiques qui ont un forage. Bon ! Rien de bien impressionnant pour nous qui sommes passés maitres dans l’art de puiser l’eau et de se doucher avec un demi seau. Là où ça devient plus délicat c’est quand – après avoir mangé un choukouya et bu du vin et du gin jusqu’au bout de la nuit avec les filles de Sali qui nous montrent la vie nocturne d’ici- nous sommes prit tous les deux par la diahréé… on est prit dans un dilemme : l’eau est tellement précieuse ici pour tous (cuisine, douche, vaisselle etc.) que l’on a presque honte de l’utiliser pour la ch(i)asse, qui soit dit en passant nous met K.O.

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Diskussionen um den Suppentopf

Neben den etwas flüssigen Unannehmlichkeiten, sind wir jedoch sehr gut bewirtet. Salimata zeigt usn die Küche des Nordens : Wir machen zusammen Tô, eine Art Maismehlbrei, mit einer Gombosauce (sehr schleimig), kaufen Pistazien auf dem Markt, die sie zu Bouletten verarbeitet und bei der Verköstigung dem Fleischgeschmack nichts abtun. Kosten eine Sosse aus frischen Erdnüssen, oder Kartoffelblättern (dazu wird immer Reis serviert), machen « Bouille », Hirseklümpchen in Wasser mit Ingwer und Zucker gekocht. Zum Frühstück gibt es eine Art Couscous mit Milch, (leider Puvermilch..)

Die vielen neuen Gerichte verköstigen wir mit Salimata abends, was uns auch zu interessanten Diskussionen führt, denn unsere erste Feststellung ist, dass ihre Nahrung (die sie jedoch nicht selbst zubereitet, sondern ihre Mädels) mit weniger Öl versetzt ist als wir aus der afrikanischen Küche gewohnt sind. Das ist für uns ein Anlass, über ein sehr interessantes Thema zu sprechen. Wir entdecken, dass Salimata auf das Essen achtet, udn sogar Kapagnen startet, um die Menschen und Bauern über den biologischen Anbau von Gemüse und Früchten zu unterrichten. Dass hier den Pflanzen Pestizide und genmanipulierte Mittelchen zugeführt werden kam uns noch gar nicht so in den Sinn, wohl, weil alld ie Früchte und Gemüse so natürlich scheint. Bzw. Auf dem Markt nciht in Plastik und in übergrossen Grössen vorzufinden sind. Dennoch sei es hier gang und gebe, Pestizide einzusetzen, Monsanto hat hier auch seinen Absatzmarkt, so Salimata. Sie kämpft mittels Radiosendungen, oder geht in die Dörfer, um die Leute über eine neue Lebensform aufzuklären, die ertragreicher udn nachhaltiger sein soll. Oft stösst sie dabei auf taube Ohren, da, wie sie sagt, der Afrikaner nicht an Morgen denkt, sondern heute Geld und Ertrag haben will, wie auch beim Essen. Deshalb, warum Komposthäufen anlegen, oder Pflanzen als Dünger setzen, um dem Feld wieder neue Energie zuzuführen, wenn einem es durch ein paar Pestizide doch so leicht gemacht wird (die natürlich wieder aus Europa oder Amerika stammen – und wiederum sind sie abhängig von ‚uns‘!)

Auf jeden Fall ist es für uns das erste Mal, mit einer reflektierten Frau über solche Themen zu sprechen und lässst auch unsere Denkmuster der bisherigen Erfahrungen in Afrika etwas relativieren.

Auch auf ein zweites Thema kommen wir immer wieder zu sprechen : Die afrikanische Frau und ihre Stellung und Rolle in der Gesellschaft. Salimata hat eine ONG gegründet, die das Ziel hat, die Frauen über ihre Rechte aufzuklären, und um an ihren etwas veralteten Denkstrukturen, nach denen die Frau immer noch dem Mann untertan und unterjocht bleibt, und die der Frau unmengen an Arbeit zuschreibt : Kochen, Spülen, Waschen, Kinder, Arbeiten auf dem Feld oder in der Fabrik, und dies alles mit den hier vorhandenen Werkzeugen. Sie wäscht von Hand 5stunden lang, sie spült von Hand, sie kocht 4 Stunden, trägt das Kind den ganzen Nachmittag bei der Arbeit auf dem Feld auf ihrem Rücken etc…

Auch hier sind wir fast verwundert aber froh, mit einer aufgeklärten Frau zu sprechen, die unser Bild der afrikanischen Frau etwas zum Wanken bringt. Sie erzählt uns viel über das Leiden und das Elend der Frau und bringt uns zum Stutzen. Manchmal haben wir den eindruck, dass sie hier immer noch wie bei uns vor 100 oder 150 Jahren leben, weit vor den Suffragetten etc. Nach Sali seien das Elend und die Tradition hier die Gründe… Wie aber ist sie zu einer solch starken, dynamischen ud vehement kämpferischen Frau geworden, die fast als Pioneerin gesehen werden kann ?

Bei unserer Ankunft empfängt sie uns mit den Worten : « Willkommen, ihr habt das Haus einer Witwe gewählt ». Nach und nach erfahren wir mehr über ihre etwas tragische Vergangenheit. Vor 1( Jahren starb nämlich ihr Mann an Meningitis. Sambo war ein grosser Künstler, ein Maler, der gegen den Willen seiner Familie Kunst studiert hat und schliesslich Skulpturen udn Malereien in der Elfenbeinküste und sogar in Deutschland, Köln, ausstellte. Jener hat sie natürlich sehr geprägt, denn so wie sie sagt, « war er weiss im Kopf ». Er hat sie und seine sieben Kinder bestimmt auch inspiriert, denn heute kreiert Sali selbst Ketten und vieles Weitere aus Perlen. Die traditionellen Denkmuster hat Sali auch durch eigene negative erfahrungen verändern müssen. Ihr Mann wurde ihr nämlich in der Endphase seiner Krankheit von ihrer Schwiegerfamilie weggenommen, da sie Salimata bezichtigten, ihn krank gemacht zu haben. Die Familie ging so weit, Sali öffentlich zu erniedrigen. Sie musste anschliessend um das, was ihr von der Ehe zustand, kämpfen, um ihre sieben Kinder weiter durchzubringen. Das ist also die Geschichte dieser starken und fröhlichen Frau, die nicht ‚einfach so‘ zur militanten Frauenvertreterin geworden ist, die sich für die Zukunft der Menschen und des Planteten einsetzt !

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Discussions au coin du feu

Mis à part ces petits désagréments liquides nous vivons ici comme des coqs en patte. Sali fait tout pour nous faire gouter la cuisine du Nord qui diffère grandement des plats abidjanais : nous préparons ensemble le Tô avec la sauce gombo, nous achetons des pistaches au marché pour en faire des boulettes en sauce qui vous feraient presque devenir végétarien tellement elles remplacent bien la viande, la sauce feuille, sauche d’arachides fraiches et oseille, au petit déjeuner une sorte de couscous que l’on mélange avec du lait et de l’eau, de la bouillie à base de sorgo ou mil… Tout cela nous le dégustons le soir à table avec Salimata en discutant beaucoup- ces entretiens sont très intéressants et ressemblent à un vrai dialogue chose que l’on ne peut pas affirmer de nos autres interlocuteurs sur de tels sujets.

Un des premiers sujets de discussion est qu’il y a étonnament peu d’huiles dans ses plats (qu’elle même ne prépare pas mais ses filles) par rapport à toutes les autres cuisinières rencontrées en Afrique noire. C’est un sujet bien choisi car Sali nous révèle qu’elle fait très attention à ce qu’elle mange. Et pas seulement au niveau de l’huile mais aussi en ce qui concerne la qualité biologique des produits. En effet elle est militante pour le bio et fait fait même des emissions à la radio ou donne des « conférences » dans des villages pour faire la promotion de ce mode de culture. Chose difficile ici où les gens qui n’aiment pas trop changer leurs habitudes et qui surtont sont attirés par l’appât du gain et l’argent rapide ne voient pas la nécéssité de changer quelque chose. En tout cas pour nous c’est une première d’ententre une telle pensée réflexive sur la question du développement durable. D’ailleurs bizarrement, surement pour cause d’exotisme, nous n’aurions jamais pensé que l’on utilisait des engrais et pesticides en Afrique…

Un autre sujet de conversation est la la femme et surtout l’amélioration des conditions de vie de celle-ci. Salimata a fondé une ONG dans ce but précis -soit dit en passant elle nous montre des tas et des tas de diplômes qui attestent de sa particapation à de multiples séminaires sur divers sujets organisés par d’autres ONG- et essaie d’accompagner des groupes de femmes afin de les éclairer sur leurs droits et de faire bouger un peu le modèle des structures familiales traditionnelles qui placent toujours la femme comme inférieure et soumise à l’homme, la chargeant de beaucoup de travail sans aucune rétribution ni reconnaissance (cuisine, enfant, corvées domestiques, travail au champs etc.). Là encore nous bluffés et heureux de rencontrer une femme qui vient perturber l’idée reçue que nous nous faite de la femme africaine. Grace à elle nous en apprenons beaucoup sur la souffrance de la femme en Afrique ce qui nous laisse à réfléchir et à nous sidérer littéralement. Parfois nous avons l’impression que ce que vit la femme ici et maintenant est ce qu’il s’est passé il ya plus de 150 ans en Europe : il y a un retard culturel monstre sur ce point. D’après Sali, la misère en est une des causes.

Mais comment donc Salimata en est-elle arrivée à s’extirper et à affronter les schémas de pensées dominants ?

A notre arrivée chez elle, elle nous dit texto « vous avez choisi la maison d’une veuve ! ». Au fur et à mesure que nous apprenons à nous connaître elle nous dévoile son histoire un peu mouvementée. Il y a 15 ans elle a perdu son mari adoré qui a succombé à la méningyte. Grand artiste peintre et professeur au lycée celui-ci a du aller à l’encontre des souhaits de ses parents pour exercer ce métier. Lui-même a noué des contacts avec des allemands (il a aussi été exposé là-bas) qui sont venus à Korogho et semble avoir eu une attitude libérale d’après Sali : « il était blanc dans sa tête » . Il l’a donc inspirée, initiée elle et leurs enfants à l’engouement pour l’art (elle-même elle fait des colis et bracelets en perles aujourd’hui)et lui a en quelque sorte donné les bases d’une pensée alternative sur les relations conjugales. Pourtant quand celui-ci était dans sa phase terminale de maladie la belle-famille s’est mise à accuser Sali de faire mourir leur fils et ont fait retirer le peintre des soins de sa femme, accusée de vouloir seulement récupérer la pension de fonctionnaire de son mari. Après sa mort, ils l’ont humilié publiquement et elle a du se battre pour récupérer ce qui lui revenait de droit et subvenir aux besoins de ses 7 enfants. Voila pour l’histoire qui montre bien quel sort on réserve à une femme seule, qui d’ailleurs si elle n’est pas un tant soi peu éclairée accèpte cette position.

L’UGAN

Wir sollten nicht vergessen, warum wir aber hier sind, um uns nämlich bei der UGAN nützlich zu machen. Jeden Morgen kommen wir also (zu dritt mit dem Chauffeur) mit dem Motorrad -Taxi, das hier viel üblicher ist als das normale Taxi, ins Büro zu Fabienne angefahren, um zu schauen, wo wir behilflich sein können. Unsere erste Arbeit ist, das Portal des UGAN-Geländes neu zu bemalen und lakieren ; ansonsten packen wir immer mit an, wo Hilfe benötigt wird. So haben wir zum Beispiel auch die Möglichkeit, in ein paar kleine Dörfer in der Umgebung von Korogho zu fahren (auch mit dem Motorrad – und das ist sehr angenehm, denn hier ist es sooooo heiss, dass die frische Luft um die Ohren wirklich gut tut.) Apropos Scooter : wir dürfen sogar manchmal das kleine Motorrad von Sali ausleihen und ganz allein durch die Strassen düsen. Macht voll Spass !:)

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In die kleinen typisch afrikanischen Dörfchen wie Waraniéné oder Katja fahren wir mit Fabienne, um mit den Webern über die Neustrukturierung der UGAN zu sprechen. Dazu versammeln sich die Ältesten des Dorfes und die Abgeordneten der Weber-Gemeinschaft, um unter einem Mangobaum mit Fabienne auf Französisch oder Douila oder Senoufo zu sprechen.

In diesem interkulturellen Austausch der Versammlungen können wir einiges beobachten. Oft nämlich scheint es uns so, dass die afrikanischen Weber eigentlich gar keine Lust auf die Kooperation haben, sondernerwarten einfach die Hilfe aus Europa, sitzen da, und warten, was der Weisse entscheidet. Sie schieben oft die Entscheidungen oder auch die Verantwortung auf Fabienne, die dann einhalten muss udn sagen : « ich bin nicht hier, um etwas zu entscheiden. Das ist eure Organisation, ich kann euch nur helfen, bessere Zusammenarbeit und Strukturen zu ermöglichen. » Es ist schwer, ihnen klar zu machen, dass eine Zusammenarbeit nicht dadurch entsteht, dass jeder nach Lust und aune sein Ding verkauft, sondern dass dies nach Regeln der Organisation geschehen muss. Dazu muss der Struktur UGAN auch ein Anteil zugute kommen. Zudem kommen natürlich wieder irgendwelche undurchsichtigen Geldgeschäfte nach afrikanischer Art…wie in etwa : Wenn jemand reich ist, muss er den anderen davon was abgeben, wenn er es nciht tut, wirds ihm schon irgendwie anders aus der Tasche gezogen (mit Krankheit vortäuschen o.Ä.)

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Und nun ist es also wieder der Weisse, der die Struktur vorgibt, nach welcher gearbeitet werden soll, um Gewinn zu machen. Wäre der Ivorer vielleicht nicht im Stande dazu, diese selbst zu kreieren ? Es kommt uns vor, als ob der Ivorer einfach auf das vorgefertigte Produkt (die Organisation)warte, und er dann vom Gewinn profitieren darf. (Klar, das Weben tut er selbst..) Etwas schade, aber Fabienne liegen die Weber wirklich am Herzen, so dass sie ihr ganzes Herzblut in ihr Engagement für das Weiterbestehen der UGAN setzt.

Nach dieser ersten Erfahrung einer internationalen französisch-ivorischen Zusammenarbeit, die den Export mit einschliesst, gehts für uns Richtung Bobo Diolasso auf die Mangoplantagen ! Mal schauen, wie die deutsch-burkinabeische Zusammenarbeit läuft !

L’UGAN

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N’oublions quand même pas que nous sommes ici pour nous rendre utiles à l’UGAN. Pour cela nous partons chaque matin du « nouveau quartier », où habite Sali, pour nous rendre en Taxi-Moto à l’UGAN. Ici on ne voit presque pas de voitures, tout se fait en moto, scooter, mobylette et le txi n’y échappe pas : à 3 sur une moto et c’est parti dans la poussière rouge des rues de Korogho. On ne va pas cacher que c’est très agréable d’être transporté à l’air libre car ici il fait chaud chaud chaud. D’ailleurs nous avons même le plaisir de pouvoir conduire de temps en temps le scooter de Salimata pour faire des petites ballades seuls ! Dans le cadre de l’UGAN, nous sommes aussi transportés en moto dans les petits villages autour de Korogho où se trouvent les différentes coopératives de tisserands : nous allons donc à Waraniéné, le village le pus connu, et à Katia un petit village au milieu de la brousse. Cool on aura fait notre petit safari !

Notre mission principale ici est de repeindre le grand portail de l’union, d’abord en passant de l’anti-rouille et ensuite avec la peinture. Sinon nous aidons un peu partout où on peut avoir besoin de nous dans la préparation de l’Assemblée Générale à venir qui sera close avec une grande fête rassemblant tous les artisans.

La plupart du temps nous le passons avec Fabienne dans le bureau de la gestion ou en « mission » dans les villages, ce qui est une véritable observation d’une coopération interculturelle.

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Il semble réellement difficile de faire comprendre aux artisans que l’intérêt de tous, de la structure UGAN, doit primer sur les intérêts propres aux personnes ou aux groupements afin que tous puissent profiter du travail accompli et de ses retombées économiques. Assis sur nos chaises en plastique nous entendons touts les petites intrigues, cachotteries, énervements que Fabienne met à jour et qu’elle essaye de régler pour que les choses roulent mieux. On constate que les bénéficiaires de cette structure ne prennent que peu d’initiatives et attendent surtout que l’on leur serve les choses, les idées et les fonds. Parfois quand on entend ce que Fabienne leur explique afin que la structure dans son ensemble aille mieux, on a vraiment du mal à croire que l’UGAN existe depuis 30 ans car c’est vraiment de béabas dont elle parle mais que les gens n’ont toujours pas intégré.

Même si certains membres de l’UGAN sont très impliqués dans son fonctionnement et interesssés à sa survie, nous avons pourtant le sentiment que l’UGAN est plus le résultat de la volonté des blancs d’aider à faire du commerce équitable que l’émanation d’une réelle motivation du côté africain. Dommage que les choses fonctionnent encore comme ça, mais pour l’instant nous allons aller voir et suivre une autre coopération cette fois-ci germano-burkinabé dans le domaine de la mangue !

On the road again direction Bobo Dioulasso!

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Abidjan c’est chic, c’est choc!

****************Pour la version française voir à la fin*********************

Abidjan, die Wirtschaftsmetropole der Elfenbeinküste ! Für Magda das zweite Mal, Alex zum ersten Mal. Magdas Kumpel Honoré, (der damals Mitarbeiter der Freiwilligen-Organisation POYA war, geleitet von Parfait und über die Magda ihren freiwilligen Dienst geleistet hatte) holt uns am Flughafen ab und findet uns eine Herberge in Yopougon (grösste Gemeinde Abidjans) in seiner Nachbarfamilie, die uns total nett aufnimmt.- Da sie es gewohnt sind, Europäer aufzunehmen, fragen sie uns sogar, ob wir Vegetarier-Wünsche oder andere Luxusproblemchen haben ! Papa Lamin hat zwei Frauen, was für gewissen Reichtum steht und einige Kinder, die im grossen Haus ein und aus gehen und mit denen wir eine tolle Zeit verbringen. Die Wohnbedingungen sind trotzdem sehr rudimentär : wir schlafen auf der riesigen überdachten Terasse unter unserem Moskitonetz, da es so heiss geworden ist, dass es in einem Zimmer nicht mehr auszuhalten ist !

Zufall : Wir wohnen genau neben dem Gesundheitszentrum, das vor sieben Jahren, als Magda hier als Volontairin gleich im Viertel nebenan gewohnt hat, im Rohbau stand. Es wurde von Parfait, die Ein-Mann-Organisation, durch die Fördergelder der Volontäre aufgebaut, der sich hier eine rosige Aussicht davon erhoffte. Nun, das Rathaus kam schnell hinter seine undurchsichtigen Geschäfte und entzog ihm die Rechte für das Zentrum. Heute, so erzählt Honoré, der damals auch ein unbezahlter Handlanger von Parfait war, sei er schliesslich mit seiner Frau Larissa nach Paris abgehauen.

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Wir machen einen Kurzbesuch bei Magdas Gastfamilie, die sich sehr freut, und auch in ihrer ehemaligen Arbeitsstelle, dem Weisenhaus. Alles steht noch wie voher… und doch haben sie Geschichten über die Krise zu berichten, die fast nicht zu glauben sind…

Die Krise von 2010-11 (Abwahl von Präsident Gbagbo, Neuwahl von Ouattara und anschliessende Militär-und Milizenkämpfe im Land) hat die Bevölkerung geprägt. Es war nicht leicht, so erzählt Honoré. Er flüchtete mit seinem Bruder zu einer Cousine am Flughafen, indem sie sich durch die Milizen als sogenannte « Fischverkäufer » geschmuggelt haben. Er hatte keinen einzigen Pfennig mehr, eine Hose, ein Tshirt, und seinen Bruder. Seine Rettung war eine Überweisung eines ehemaligen Freiwilligen, mit dem er noch Kontakt hatte. Sonst wäre es wohl wirklich eng geworden. Gott sei Dank also geht es ihm heute gut und er freut sich, uns ein Bier ausgeben zu dürfen. Sein Traum, in Europa (derièrre l’eau- hinter dem Wasser) zu leben, hat er aufgegeben, denn dort, so sagt er, « on lave les cadavres » – « da wäscht man Leichen ». Der damalige Traum von Europa hat er heute aufgegeben.

Denn hier in Abidjan amüsiert man sich – nach wie vor oder – noch mehr als zuvor. Obwohl doch die gesamte ivorische Bevölkerung die Krise erlebt hat, klagen sie nicht, machen eher Witze über diese schwere Zeit, nehmen es mit Humor, sagen « c’est ca la vie ». Auch, so meint eine ehemalige Freundin von Magda, seien die Ivorer doch sehr strebsam und kennen den Fortschritt und Wohlstand, den sie unter Felix Houphouët Boigny erlebt hatten, und danach streben sie heute wieder.

Selbst Magda ist wirklich beeindruckt vom ’neuen‘ Stadtbild Abidjans, die Infrastruktur hat sich seit 2008 enorm entwickelt. Im Kontrast zu Conakry sieht es hier enorm reich aus, die Strassen sind super, keine Schlaglöcher, es gibt grosse Supermärkte, viele Hochhäuser und viele andere Neubauten. Auch im Vergleich zu Dakar scheint es in Abidjan sauberer und moderner zu sein, in manchen Stadtteilen wie Plateau fast im europäischen Stil. Vor allem aber gibt es mehr und mehr Imbisse, Fastfood-Läden, Maquis und Bars – um sich zu amüsieren !

« Abidjan c’est chic-choc ! »

Yopougon galt vor sieben Jahren, als Magda hier wohnte, als das Amüsierviertel, da es hier die « Rue Princesse » gab. Heute ist die ist nicht mehr, was sie mal war. Während der Krise sind viele Bars und Diskotheken verschwunden. Im Viertel Toit Rouge in der Gemeinde Yopougon sind nach wie vor unzählige Maquis, in denen getanzt und gegessen, gefeiert und getrunken wird. Ein Maquis ist ein typisches ivorisches kleines Restaurant, das sich meist an der Strasse befindet und an den vielen Plastikstühlen um kleine Tischchen herum erkennbar ist. Dazu dröhnt aus dem Inneren laute Musik des « coupé décalé », oder des « Zouglou » – typisch ivorisch ! Im Maquis bestellt man das Getränk, das Essen holt man sich am Strassenrand, das vor einem gegrillt und zubereitet wird : meistens gegriller Fisch oder Hähnchen mit Attiecké oder Pommes. Oder auch das typisch ivorische Gericht : Kedjenou, – im Tontopf gegartes Hähnchen. Gleich am ersten Abend führt uns Papa Lamin in einen solchen Maquis aus. Attieké und gegrillter Fisch, dazu ein leckeres Bier, das ist ein Empfang ! Ein andermal gehen wir sogar mit Honoré und den Jungs der Familie bis in die Nach in einen Maquis an der Lagune aus, trinken ein Bier nach dem anderen und tanzen bis nachts mit den Einheimischen den coupé décalé um die Plastikstühle herum. Yeah !

Am nächsten Morgen, obligatorisch, gehts zum Kiosk um die Ecke. Der Kiosk ist ein kleiner Imbiss, der morgends Café und Butter oder Omlettebaguette serviert, oder wer er deftig mag : Spagettis. Wir haben schwer mit unserem Kater zu kämpfen, da zu viel Bier sich mit der Tropenluft wohl nicht so verträgt… und sind deshalb fast den ganzen Tag am rumlungern.

Die Sprache der Pagne (afrikanische Tücher)

Zufällig entdeckt Alex ein Festival der afrikanischen Tücher (pagne) im Stadtviertel des Plateaus. Da müssen wir hin ! Die vielen Pagne sind hier in unterschiedlichsten Farben und Motive vorhanden. Magda ist von den Stoffen vollkommen verführt und Alex macht ihr (kleine-grosse 😉 ) Geschenke zur Feier des Tages:)

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Hier werden wir auch belehrt, dass die traditionellen Pagne auch ihre ganz eigene Bedeutung haben. Beispielsweise sei das Auge als das Auge der Rivalin, oder die kleinen schwarzen Punkte auf rotem Tuch als die Klitoris zu verstehen, (und die Frau lacht verhalten, als sie es erklärt) ; natürlich gibt es auch den Besen, die Hand für ein langes Leben etc. und viele weitere Bedeutungen. Die Frau kann sich aussuchen,  was sie an diesem Tag ausdrücken will und zieht den entsprechenden pagne an. Eine kleine ARTE-Reportage hat dies bereits zusammengefasst: https://www.youtube.com/watch?v=WCCB5MKQJHY.

Doch : woher kommen denn die pagne mit den vielen verschiedenen Farben, die so sehr zu Afrika passen ursprünglich ? Wer hat den ersten entworfen ? Ein Holländer. Ja, als die Weissen nach Afrika kamen, fanden sie nakte, wilde Menschen vor, so wird uns von jemand anderem erzählt. Die mussten natürlich angezogen werden. Und da hatte ein Holländer die brillante Idee, die ersten WAX-Stoffe zu drucken, warum so farbenfroh weiss niemand, um sie danach in Afrika als Kleidung zu verkaufen. Die Weissen gaben Kleidung, die Schwarzen ihre Bodenschätze oder anderes Reichtum dieses Erdfleckens.

Alles nur Klischee also, diese Stoffe. Aber trotzdem passen sie ins afrikanische Ambiente und jede Frau hat mindestens ihre 10 Kleider aus dem Pagne Stoff (natürlich nicht in einem Schrank, sondern auf einem Klamottenstapel im Zimmer). Aufgepasst ! Sogar das Militär bekommt seine Uniformen aus den Pagne-Stoffen geschneidert ! Die pagne werden also heute wieder zur Mode -und teuer. Manchmal sogar teurer als ein Kleidungsstück aus der Roten Kreuz Kiste bzw. Bei den Altkleidersammlungsverkaufsstationen. Es finden sich auf den Märkten nämlich diesebe, hier heiss begehrte, westliche Kleidung, die wir kostenlos und mit gutem Gewissen in die Altkleidersammlung schmeissen. Hier kann man, und frau sie wieder kaufen. Gutes Business, oder umgekehrte Welt ?!

Nach einer Woche Abidjan gehts ab in den Norden, nach Korhogo zu den traditionellen Webern der Elfenbeinküste! Diesmal fahren wir nicht mit dem Buschtaxi, sondern 8 Stunden im klimatisierten Bus ! Wie wir uns über diesen Luxus freuen!!!

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On dit quoi ?

A l’arrivée à Abidjan, le 02 mai 2016, nous sommes récupérés par Honoré, un ancien collègue de Magda lors de son volontariat en 2008-2009, et qui a vraiment assuré sur l’organisation de notre hébergement : nous sommes installés dans l’immense maison de ses voisins de la commune de Yopougon (la plus grande commune d’Abidjan, très populaire et festive aussi), chez papa Lamine, une famille qui a l’habitude de recevoir des étrangers : une des premières questions qu’ils nous posent est de savoir si nous ne sommes pas végétariens ou végans ! Papa Lamine est un vieux mécanicien automobile au goût prononcé pour les belles voitures, la bonne bouffe et le bon café ! Comme il est musulman et qu’il a un peu d’argent (on le remarque à la construction de la maison qui fait plus penser à une maison européenne qu’africaine) il a deux femmes et beaucoup d’enfants grands et petits, qui vont et qui viennent sans cesse dans la maison. Parce qu’au moment où nous arrivons il fait vraiment très très chaud, on nous propose de dormir sur un matelas au beau milieu de la terrasse couverte et qui fait office de salon gigantesque. C’est plutôt cool et rigolo chaque soir d’installer notre moustiquaire au dessus de notre couchette au milieu d’un si grand espace et en plus il y a vraiment de l’air. Seul hic c’est que l’on n’a pas voulu déballer le matelas de son plastique… alors avec la chaleur ambiante dans la nuit bonjour les flaques ! Et bonjour à la « bourbouille » pour le dos d’Alex. Un petit désagrément cutané bénin et très fréquent ici chez les enfants surtout qui se traduit par des plaques de petits boutons rouges qui vous démangent et piquent dès que vous commencer à avoir chaud ou à transpirer. Seul remède le talc mentholé et serrer les dents.

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A peine déposés les bagages, Papa Lamine et Honoré nous invitent à manger à Toit Rouge, une artère festive du quartier. Nous grimpons dans la grosse mercedes du garagiste et c’est parti pour le festin. Le « vieux » commande directement à une femme à un stand qu’il appelle « ma chérie » le plus naturellement du monde : un poisson gigantesque, « la carpe » et de l’attiéké, le plat national. Ce qui est frappant ici c’est déjà la manière directe que les ivoiriens ont de s’adresser l’un à l’autre (la syntaxe y contribue aussi : « Ma chérie, faut envoyer le poisson !») mais aussi que nous sommes assis sur une esplanade en bord de route qui ressemble comme deux gouttes d’eau à une terrasse de café. Les gens viennent ici au restaurant, pour se retrouver et discuter. L’ambiance est festive, bonne enfant, l’atmosphère est décontractée, on voit des bières un peu partout, des filles en mini jupes, d’autres non. Ce type d’ambiance nous ne l’avions plu vue depuis bien longtemps et ça fait du bien.

Big City Life

Nous sommes à Abidjan premièrement en transit. Ici il nous faut préparer un peu mieux le reste de notre périple : nous voulons en effet nous rendre encore au nord de la Côte d’Ivoire, à Korogho et ensuite encore plus au nord, au Burkina Faso. Ainsi il nous faut faire la demande du visa burkinabé et l’obtenir en une petite semaine pour être dans le timing. Tant que nous sommes dans la paperasse, Honoré, à cause des récents attentats et surtout de son habitude de la procédure avec les volontaires étrangers, veut nous faire répertorier auprès de nos ambassades. Alors nous courons dans toute la ville. Et elle est immense cette ville et elle offre des impressions que jusque là nous n’avions presque plus eu.

La commune où nous vivons, Yopougon, est très populaire et encore semblable aux autres villes et villages que nous avons connu, un peu sale le tout fait de bric et de brac, c’est aussi la zone la plus festive. Mais une fois que l’on a fini de prendre son petit Nescafé et sa baguette beurrée au typique kiosque du coin et qu’on a embarqué sur le bateau-taxi qui traverse tranquillement (comparé aux taxis qui pourraient être ici chauffeurs de formule 1 ou de go fast sur les routes encombrées de la ville) la lagune et mène en à peine 15 min de l’autre côté, c’est autre chose. Nous sommes dans l’hypercentre, le Plateau, qui n’a rien a envié aux centres villes européens : des grattes-ciel, des parcs, des routes sans trous, des hommes et femmes d’affaire. Cela nous était déjà apparu lorsque nous avions traversé toute la ville le soir de notre arrivée qu’Abidjan n’avait vraiment, mais vraiment rien à voir avec Conakry. Magda qui était ici il y a 7 ans est ébahit de voir le résultat du développement ivoirien ! Le Plateau en est la vitrine.

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En parlant de vitrine, nous avons la chance que ce soit le festival du pagne durant cette semaine, à l’occasion de la sortie des nouvelles collections Wax ivoirienne et de la fête des mères approchant. Un festival de couleurs à en perdre littéralement la tête. A chaque stand où l’on s’arrête on a l’impression de voir les mêmes pagnes qu’à celui d’avant mais non, une nuance par-ci, un motif par-là font la différence et vous font presque loucher. Même étrangers à cette culture colorée du tissu impossible de ne pas en acheter quelques uns pour Magda qui a déjà quelques ébauches de robes, jupes et autres en tête. Le choix n’est pas facile mais nous sommes bien contents de nos achats. Avant de partir Magda demande encore à une vendeuse si les dessins sur les pagnes n’auraient pas une signification ? On lui répond que si que les formes d’yeux sont destinés à chicaner une rivale, les points noirs sur font rouge seraient en rapport avec le SIDA etc. Ah bon ! Mais faut-il vraiment chercher une symbolique ou une signification derrière chaque détail. D’après Salimata de Korogho les pagnes ne viennent pas d’Afrique mais de Hollande et auraient été importés lors de la colonisation pour habiller les indigènes nus! Il semble donc que ces histoires de significations ne valent pas grand chose !

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Mieux vaut aller boire une Bock 66 ou tout simplement une « 66 » dans un des maquis de Yopougon avec Honoré et un des fils de papa Lamine pour prendre une bonne cuite comme on en n’a plus prit depuis bien 4 mois. Le Maquis c’est un peu comme un bar-boite avec pignon sur rue et que l’on trouve absolument partout. Là la musique est typiquement ivoirienne, le fameux coupé-décalé ou le Zougoulou, forte, très forte et on boit beaucoup. On mange aussi car autour du maquis il y’a toujours des stands de nourriture (poulet/poisson braisé, attiéké, choukouya (viande mouton braisée), des œufs durs baignant dans de la sauce piment, des frites etc.) et s’il n’y en a pas alors il y’aura forcément quelqu’un qui passera entre les tables avec des œufs durs prêts à être dégustés, des paquets de Lotus ou des chewings-gums. Quand tout le monde commence a être bien chaud, alors on se lève autour de sa table et on commence à se déhancher. Magda aussi, et elle en attire plus d’un autour d’elle. Le lendemain matin s’est une autre paire de manche : l’atmosphère tropicale pesante augmente la gueule de bois X 1000 et il faudra bien toute la journée pour s’extirper de ce vilain état.

Nos petites affaires réglées, le visa burkinabé en poche, nous nous apprêtons à poursuivre notre route le 09 mai 2016 en direction de Korogho à l’extrême nord du pays. Nous pensons partir deux semaines et revenir ensuite chez papa Lamine. Pour cela nous voyagerons en bus. Magda appréhende un peu cette longue route (plus de 8h) car lors de sa première expérience ivoirienne l’état des routes n’était pas joli à voir. Mais arrivés à la gare routière d’Adjamé nous avons le plaisir de voir notre carrosse, un bus dernier cri et climatisé mesdames et messieurs ! Après que le bus ait quitté la gare et que jusqu’à l’entrée de l’autoroute un vendeur ambulant de parfum nous ai cassé les oreilles avec ses arguments de vente nous larguons enfin les amarres.

From Abidjan with love!

Für die hungrigen Leser: Bilder sprechen mehr als tausend Worte (zum Zeitvertreib bis zum nächsten Blog)!

Pour les lecteurs affamés : aujourd’hui des photos (pour passer le temps) !

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Garba: Attiéké avec thon – Attiéké mit Thunfisch

 

 

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Le petit déjeuner au Kiosque – Frühstück beim Kiosk
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Maman prépare la sauce graine – Mama beim Sosse -Kochen
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Poulet au bord de la route – Hähnchen am Strassenrand

 

 

 

 

 

Guin-éé – a

Bombaya

Nach unserer Auferstehung erkunden wir erstmal unsere Umgebung. Wir mieten im « Dance and Drum -Centre Bomboya» also ein kleines Zimmer mit Kingsize-Bett und anliegendem Waschraum. Toll! Magdas Freundin Pia ist hier des öfteren für Tanzworkshops hergekommen, und ist nebenbei heute mit einem der Gründer, Diharra, in Lyon verheiratet. Neben dem Probenraum wurden 8 Zimmer gebaut, die von dessen Mutter vermietet werden. Während unseres Aufenthalts kommen wir dahinter, dass jene auch als Hotel dienen, wenn keine Tänzer zu beherbergen sind.

Die Atmosphäre ist hier etwas gewöhnungsbedürfig. Wenn es auch keine Tanzaufführungen während unseres Aufenthalts im Zentrum gibt, so gibt es ‚real-life‘ Theater-Aufführungen. Das Genre des Theaters ähnelt dem Drama : Mutter, Mamia, und ihre zwei verückten Söhne geben im Duell hysterische Tiraden preis. War der Verrückte in Mbour, Senegal, der uns vor unserer Abfahrt belehrt hat, also ein hellsichtiger Mann ?:) Die zwei Söhne, wohl sehr intelligent, haben jedoch in Conakry und im Zentrum selbst weder Arbeit noch soziale Kontakte. Tja, wenn man hier keine Beschäftigung oder Tätigkeit findet – und das ist der Normalfall- , die dem Leben Sinn geben, ist der Weg zum Verrücktwerden kurz. Naja, uns wollen sie nichts Böses, sondern schauen lediglich bei den Proben zu…

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Das Zentrum liegt im Viertel Kaporo, ein belebtes, populäres Viertel in der Riesen-Grossstadt. Wir sind zuerst ein bisschen schockiert von dem Aussehen und der Farbe des Bodens. Vor drei Tagen gingen wir noch auf heissen, fast weissen Sand, vor zwei auf roter Erde, und nun – auf matschigem, schwarzem Boden. Gut, es hat in der letzten Nacht in Conakry geregnet (ja Gott sei Dank ist der Regen uns auf der Reise erspart worden!!), aber das ist nicht der Grund für den Dreck im Viertel. Dieser ist vielmehr auf die Abwässer, (man wäscht Wäsche und Menschen auf offener Strasse) oder Abfälle (Essen und Exkremente werden auch auf der Strasse zubereitet) zurückzuführen. Etwas beunruhigend, vor allem wenn man an die Ebola-Epidemie denkt. Das erklärt vielleicht, warum wir doch viel Zeit im Zentrum Bomboya verbringen. Aber auch, weil wir dort proben (Magdas Fusswunden sind Gott sei Dank schon wieder verheilt, sodass sie weitertanzen kann!).

Bombaya

Après notre resurrection nous nous mettons à explorer notre environnement. Nous avons loué une chambre avec lit Kingsize et salle de bain attenante dans le « Dance and Drum Center Bomboya ». Pia, l’amie de Magda, s’est rendue ici plusieurs fois à l’occasion de workshops de danse, et est à présent mariée à Lyon avec Dhiarra, l’un des fondateurs du centre. En plus de la grande salle de répétition, 8 chambres ont été construites et sont louées par la mère de ce Dhiarra. Nous comprenons assez vite durant notre séjour, que ces chambres servent plus d’hôtel que de lieu d’accueil pour des artistes.

L’atmosphère qui règne ici nécessite un petit temps d’adaptation. S’il n’y a pas de représentation de danse nous avons l’occasion d’assister à plusieurs scènes de « théatre-réalité ». Le genre de ce théatre se rapproche du drame : La mère, Mamia, et ses deux fils un peu fous s’échangent souvent de violentes tirades teintées d’hystérie. Il semblerait que le fou de Mbour, Sénégal, qui nous avait déballé sa morale, n’était pas si stupide que ça ! En effet, les deux fils, pourtant très intelligents, n’ont aussi bien à Conakry que dans le centre ni travail, ni contacts sociaux. Bref, si ici on ne trouve pas d’occupations – et c’est ici le cas normal – , qui peuvent donner ne serait-ce qu’une direction à la vie, alors le chemin vers la folie est assez court. Bon ils ne nous veulent pas de mal et ne font que nous regarder pendant que nous répétons…

Le centre se situe dans le quartier Kaporo, un quartier en périphérie de l’immense ville, très populaire et densément peuplé. Au début nous sommes quelque peu choqués à la vue de la couleur du sol. Il y a trois jours nous marchions encore sur le sable brûlant, presque blanc, du Sénégal, il y a deux jours sur de la terre rouge, et maintenant sur un sol boueux et noir. Bon ok il a plu hier soir à Conakry (dieu merci la pluie nous a été épargnée sur la route!) mais ce n’est pas la raison de cette saleté qui règne ici. Celle-ci est bien plus due aux eaux usées (on lave le linge et les enfants dans la rue) ou aux ordures (ordures ménagères et excréments finissent aussi dans la rue sur laquelle on cuisine). Un peu flippant quand même quand on pense à l’épidémie Ebola qui a sévi ici il n’y a pas longtemps. Ces conditions expliquent peut être en partie pourquoi nous passons le plus clair de notre temps dans le Centre. Mais aussi parce que nous sommes occupés à répéter.

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Wantanada (« Wir sind zusammen »)

Unser Ziel ist nach unseren Tanz und Trommel-Anfängen im Senegal, in Guinea zusammen einen Tanz erlernen und vorführen zu können. Mit Hilfe von Morlaye, der die Sachen in « temps reél » organisiert, finden wir unsere guineischen Lehrer : Aicha und Salif, die uns die zwei Wochen an die Hand nehmen und uns die Rhythmen des Kassars und Sinté beibringen.

Salif, ein Tanzlehrer des hiesigen « Ballet africain », aber auch Trommler, Bassist, Gitarrist und und und.., freut sich über unser Vorhaben und legt alles daran, uns zu helfen.

Zuflällig treffen wir im Zentrum auch auf Lamin Keitha, der sich als einer der grossen Tänzer aus Paris ausgibt, und sich hier « versteckt », bzw. insgeheim Urlaub mit seiner Freundin (nach seinen 4 Frauen) macht, weil er angeblich zu bekannt sei. Bekannt sein heisst natürlich auch Geld haben. Und nach afrikanischem Verständnis teilt man dieses in der Familie. Wenn also die Familie wüsste, dass er sich in Conakry befindet, würde sein Wohnzimmer wie ein Warteraum beim Arzt aussehen, da einer nach dem anderen krank werden wird, um von seinem Geldbeutel « Tabletten » kaufen zu können. Alles Humbug. Geld natürlich für das eigene Wohl, weil man neidisch auf seinen Erfolg sei (so Lamin). Er jedoch klärt uns erstmals über das afrikanische Ballet, seinen Ursprung und die Bedeutungen der Tänze auf. Endlich etwas Theorie ! 😉

Das « ballet africain » wurde 1952 in Paris von einigen (afrikanischen) Studenten und Künstler, vor allem aber von Keita Fodeba, gegründet und machte Welttournée bis zum Jahr 1958, wo sie anlässlich der Unabhängigkeit Guineas von Frankreich zu den «Botschaftern Guineas » ernannt wurden. Die Choreographen dieses « ballet afriains » haben die unterschiedlichen Schritte der traditionellen, improvisierten Tänze zu Chreographien zusammengetragen und haben daraus den afrikanischen Tanz, wie wir ihn im heutigen Sinne kennen, geformt und auch Weltberühmt gemacht. Ein kleines Video macht dies anschaulich für unseren treuen Leser : https://www.youtube.com/watch?v=dL4dFUUTotc

Anschliessend war das Prinzip des ersten Präsidenten, Ahmed Sékou Touré, dass die Erziehung des Volks durch die Kultur und die Kunst zu erreichen sind. Deshalb war es während der ganzen Schulzeit Pflicht, entweder in einem « Ballet » zu tanzen, zu trommeln, zu singen oder Theater zu spielen. Eine Kunst musste jeder Schüler ausüben. So entstanden die « ballets » für jedes Viertel, Gemeinde, Schule, Stadt, Dorf, die bei Festlichkeiten aufzutreten hatten.

In diesem Milieu angekommen, -in der Wiege des afrikanischen Tanzes- fangen wir hochmotiviert jeden Morgen um 9 Uhr mit den 3 -stündigen Proben an. Später darf Magda zudem bei den Proben des Ballets « Amoussou » mitmachen, die wirklich wirklich anstrengend sind !! Fleiss und Durchhaltevermögen sind angesagt !

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Wantanada (« On est ensmble »)

Notre but est, après nos prémices musicaux et de danse au Sénégal, de repartir de Guinée en ayant appris un rythme et la danse y correspondant et d’être capable de les présenter ensemble. Grace à l’aide de Morlaye qui organise les choses « en temps réel » nous trouvons vite nos professeurs  Salif(ou) et Aïcha, sa « petite », qui vont bien s’occuper de nous pendant les deux semaines à venir et nous apprendre les rythmes du Kassar et du Synté.

Salif(ou), danseur chorégraphe dans un des fameux « ballet africain », mais aussi djembéfolé, batteur, guitariste et, et, et…. se réjouit de pouvoir nous aider à réaliser notre petit projet.

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Dans le centre nous rencontrons aussi par hasard Lamin Keitha, qui se présente comme l’un des plus grands danseurs de danse africaine parisien et qui se « cache » ici, ou plutôt passe ses vacances avec sa copine (après avoir eu 4 femmes), car d’après lui il serait trop connu. En effet être connu veut aussi dire avoir de l’argent. Et dans la compréhension africaine il est de mise de le partager avec la famille. Si donc la famille savait qu’il se trouve ici à Conakry, son salon ressemblerait vite à une salle d’attente chez le médecin car chaque membre s’inventerait une maladie soudaine pour pouvoir obtenir son petit pécul afin d’aller acheter les « tablettes » . Foutaises que tout cela. L’argent s’il est obtenu ne servira qu’à satisfaire les plaisirs personnels. Mise à part cette parenthèse, Lamin Keitha nous renseigne aussi sur le fameux « ballet africain », ses origines et les significations des danses. Enfin un peu de théorie !

Les « Ballets Africains » ont été crées en 1952 à Paris par quelques étudiants (africains) et artistes, sous la direction de Keita Fodeba et a fait une tournée mondiale jusqu’en 1958, année durant laquelle la troupe et le concept a été « offert » à la Guinée à l’occasion de son indépendance, à la suite de quoi on les appelle aussi « les ambassadeurs de Guinée ». Les chorégraphes des « Ballets » ont mis ensemble des pas traditionnels (normalement dansés distinctement les uns des autres), qui en temps normal étaient plus improvisés qu’appris, et ont finalement fait reconnaître mondialement la « danse africaine » et l’ont surtout fabriquée comme nous la connaissons aujourd’hui. Une petite vidéo relate de cela pour notre fidèle lecteur avide d’en découvrir d’avantage : https://www.youtube.com/watch?v=dL4dFUUTotc

Dans cette logique d’émancipation par l’art, un des principes fondateurs du premier président guinéen Ahmed Sékou Touré était que l’éducation et le maintien du peuple pouvaient être obtenus par l’apprentissage des arts et de la Culture. C’est ainsi que chaque élève pendant toute sa scolarité doit obligatoirement participer à un ballet et soit danser, battre le tambour, chanter ou faire du théâtre. C’est ainsi que des « ballets » sont nés à tous les niveaux structurels du pays et représentent la commune, le quartier, le district, l’école, l’agglomération, le pays au niveau national etc…

Baignés dans ce milieu, dans le berceau de la danse africaine, et motivés à fond, nous commençons à répéter chaque matin pendant 3 heures de 9h à 12h. Plus tard Magda participera même aux répétitions du ballet « Amoussou » qui sont très très fatiguant. De l’application et de l’endurance sont à l’ordre du jour !

Afrika – nichts für Weicheier oder « Wer schön sein will, muss leiden »

Hier heisst es : Hart sein im Nehmen oder : es geht richtig zur Sache. Das merken wir nicht nur im Tanz und an der Djembe, sondern auch in anderen Lebensbereichen. Während Magdas Körper an die Ausdauer und die Beweglichkeit im Training nicht gewohnt ist, so leidet auch Alex, äusserlich (an seinen Händen) und innerlich (an der Geduld) an der intensiven Übung des Djembe-Spiels. Klar, wir haben nun auch mit Profis zu tun ! (nach Pia ist die Tanzgruppe « Amoussou » mit einer Tanzgruppe der Oper in Deutschland oder Frankreich zu vergleichen). Wir müssen uns beide wirklich sehr anstrengen, um nicht als Weicheier zu gelten – und das jeden Tag im Training. Während wir anfangs gedacht haben, dass der afrikanische Tanz frei und ungezügelt ist, so liegt die Strenge hier an der Präzision im Training. Kein Fehler darf gemacht werden, sonst fangen wir wieder ganz von vorne an ! -Oder dürfen den nächsten Schritt, bzw. Rhythmus nicht erlernen. Die kleinste Ungenauigkeit wird korrigiert. Vor allem, weil Djembe und Tanz « zusammenspielen » müssen, müssen Schritte und Handschläge zusammen erlernt werden. Wenn einer von beiden einen Takt- Fehler macht, wird der andere auch aus dem Rhythmus gebracht. Also kann auch das Zusammenspiel bzw. Die von uns bereits beobachtete Synergie nur durch Üben Üben Üben und gute Verständigung entstehen. Also : Von wegen mal ein bisschen wild tanzen, eher « ein Schritt nach dem anderen », « petit à petit » wie sie hier sagen.

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Kleiner Exkurs von Magda. Sie möchte sich aufgrund der feuchten Hitze in Conakry mal wieder die Haare flechten lassen. Hierbei kommt sie jedoch an ihrer Schmerzgrenze an. Sie hat während des Flechtens (7Stunden lang) das Gefühl, die Haare ausgerissen zu bekommen. Dachte sie am Anfang noch : « Atme in den Schmerz hinein, das wird schon vorbeigehen », so kann sie es schlicht nach 4 Stunden nicht mehr aushalten und muss Pause machen. Verdammt nochmal ! Haben die Afrikanerinnen, die ihr stets sagen « Ah, tuts weh ? Nur Mut, nur Mut ! », und dazu nichts an ihrer harten Flechtweise ändern, eine härtere Kopfhaut oder sind sie es einfach bereits seit Kindheit gewohnt, so an den Haren gezogen zu werden ? Andererseits : die Afrikanerinnen haben auch keine Haare mehr, da sie ausfallen. Ja, wenn man sie ausreist, kommen sie auch irgendwan nicht mehr. Deshalb müssen sie sich dann schliesslich ihre Perücken oder Falschhaare in ihre eigentlichen Haare flechten. Schade, oder ? Das Flechten tut auch ihnen weh, so beteuern sie, sosehr dass sie danach Schmerztabletten einwerfen ! Tja, wer schön sein will muss leiden 😉 oder, wie sie hier sagen : « En Afrique il y a beaucoup de contraintes, c’est pourquoi il faut se battre. » – „In Afrika herrrschen einfach schlechtere Bedingungen, deshalb muss man kämpfen!“

L’Afrique : c’est pas pour les mous du genou ou « il faut souffrir pour être belle »

Ici ça fonctionne à la dure, on n’y va pas avec le dos de la cuillère. Nous ne le remarquons pas seulement au niveau de la danse et du djembé mais aussi dans d’autres domaines.. pendant que le corps de Magda n’est pas encore habitué à l’endurance et à la souplesse que demande l’entrainement, Alex lui souffre extérieurement (des mains qui enflent et éclatent) et intérieurement (la patience lui fait défaut) de l’apprentissage intensif du djembé. C’est aussi que cette fois-ci nous avons affaire à de véritables professionnels ! (D’après Pia « Amoussou » est au niveau de la performance à peu près un équivalent d’une troupe de niveau national chez nous). Il nous faut vraiment prendre sur nous pour ne pas apparaître à l’entrainement comme des dégonflés.

Alors que précedemment nous pensions que la danse africaine était plus libre, plus débridée, il devient clair que l’accent est mis sur la rigueur et la précision lors des entrainements. Pas le droit à l’erreur sinon nous recommençons depuis le début ! – ou alors on refuse de nous apprendre le pas ou le rythme suivant. La plus petite imprécision est corrigée. Parce que le Djembe doit « coller » ou « attraper » la danse, il est nécéssaire que le pas et la frappe du djembé soit appris ensemble. Si un des deux fait une faute de temps, alors l’autre se retrouve en « off » du rythme. Ainsi cette impressionnante synergie que nous avions déjà constatée n’est que le fruit du travail, et encore du travail ainsi qu’une bonne entente entre les professionnels sur ce qu’il faut atteindre. Donc : avant de pouvoir danser comme des fous, avançons plutôt « un pas après l’autre » ou « petit à petit » comme ils disent toujours ici.

Petite digression de Magda. Elle veut se faire tresser les cheveux pour se soulager un peu de la chaleur humide qui la « fatigue » (=l’énerve, la fait peiner, la saoule) à Conakry. Mais en faisant cela elle est retranchée à ses limites concernant la douleur. Pendant les 7h de tortures elle a la sensation qu’on lui arrache littéralement les cheveux de la tête. Même si au début elle se disait encore « respire, respire profondément, ca va passer », après 4h à souffrir il lui faut une pause. Putain mais est ce que les africaines – qui n’arrêtent pas de lui dire de comme surprise « Ah tu as mal ? Allez courage ! » et ne changent pourtant rien à leur manière de tirer- ont un cuir chevelu en béton ou bien est-ce du au fait que dès l’enfance elles sont habituées à ce qu’on leur tire les cheveux comme ça ?! Enfin bon à force de tirer les cheveux commencent à tomber et un jour ils ne repoussent plus ! Pas étonnant qu’au bout d’un moment les africaines ne puissent plus sortir qu’avec leurs perruques. Enfin bon le tressage leur fait mal à elles aussi, à tel point que Aïcha lui avoue même qu’elle même prends des comprimés après pour calmer la douleur.

Im Paradies

Nunja, so schlimm ist es dann ja auch wieder nicht, Conakry hat auch seine wunderschönen Seiten – auf den der Stadt vorgelegenen Inseln. Jeder schwärmt von ihnen ; Also fahren wir an unserem letzten Tag auch hin ! Vorbei an versunkenen Schiffen (die uns an Fluch der Karibik erinnern) tuckern wir mit Morlaye, Boro und seiner Freundin auf Ile de Room.

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Dort scheint der ganze Dreck von Conakry wie weggeblasen, klares Wasser, idyllische Strände und leckerer Fisch ! Wir lassen es uns gut gehen, trinken Sangria und baden. Die riesigen Wellen des Atlantiks sind beeindruckend und für Alex schreckerregend : « Die schleudern einen ganz schön umher ! » Morlaye und die anderen Afrikaner scheeren sich nicht darum, sondern scheinen viel Spass zu haben, bzw. denken nicht mal an die Gefahr. Nochmal merken wir den Unterschied zwischen Weichei und Hartei.:)

Magda bleibt auch vorsichtig und unterhält sich beim Strandspaziergang mit einer Freundin von Morlaye, Gelegenheit für sie, eine weitere kulturelle Facette Guineas bzw. Der Ethnie Peulh kennenzulernen. Sie erzählt kurzum ihr Herzensproblem : sie möchte Boro, mit dem sie 9 Jahre zusammen sei, heiraten, die Mutter Boros aber verbietet die Hochzeit. Boro, Mitglied einer Familie der Ethnie Peulh, soll die Cousine heiraten, die auch dieser Ethnie angehört. Wenn Boro nun nicht seine Cousine heiraten sollte, wird er von seiner Mutter aus der Familie ausgestossen. Der Vater habe nichts dagegen. Aber warum kann man die Mutter nicht überstimmen ? « Weisst du, das ist die afrikanische Familie, da hat die Mama alles zu sagen. » Weil jene sich um die Kinder kümmerte und kümmert, so hat sie auch das Recht, über sie zu verfügen. Und selbst wenn man die Mutter mithilfe der Onkel umstimmen möchte, kann sie die Hilfe der Fetiche aufsuchen. Die « Maraboutage » gebe es immer noch. Angebliche Magier und Hexer, die denjenigen, also Boro dann mittels Okkultismus dazu bringen, doch die Entscheidung zu ändern, die Cousine zu heiraten…

Boro jedoch scheint uns ein aufgeklärter, studierter Mann zu sein. Er ist Manager in einem Hotel, spricht Englisch fliessend, trinkt, raucht, kleidet sich westlich… und lässt sich trotzdem noch von diesen « traditionellen Machenschaften » das Leben schwer machen?

…und die Moral dieser Geschichte bleibt für uns eine Frage : Wie kann, hier Boro, diesen Aberglauben hegen ? Für uns ist diese Art von Hexerei und Aberglauben eher abschreckend und unvereinbar mit unseren « weltlichen » Prinzipien. Wir verstehen auch nicht, wie sie, die eigentlich nach moderner Technologie (Autos, Handys etc) und westlicher Lebensführung streben, stets darin gefangen bleiben können… Sie bleiben so fest darin gefangen, dass sie sogar meinen, mit der « Maraboutage » und Fetichismus zu Reichtum zu gelangen. Oder, wenn einer zu viel Geld gekommen ist, kann die neidische Nachbarschaft das nicht anhand rationaler Argumente akzeptieren und schiebt es auf Fetiche und Companie. Für uns eine krasse Hybridität zwischen einem traditionellem Glauben, der unausrottbar scheint, der sich in vielen Bereichen (z.B. Religion) -trotz angeblicher Unvereinbarkeit mit ihnen- und sozialen Schichten einmischt, und der Komplexität moderner -aus dem Westen kommenden- Spielregeln. Wir glauben, dass viel Arbeit und Fleiss Reichtum kommt, sie glauben, es komme von Opferzeremonien, Fetiche oder anderes…

Au paradis

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Conakry présente aussi des merveilles, sur les îles au large de la ville poubelle. Tout le monde en parle, alors nous aussi nous décidons d’y aller pour passer notre dernier jour ici ! Nous voguons sur notre pirogue en direction de l’ïle de Room et apercevons des épaves de bateaux (qui rappellent un peu pirates des caraïbes). Arrivés là, c’est comme si toutes les ordures de Conakry n’avaient jamais existées, l’eau est claire, les plages idylliques et le poisson extraordinaire ! On se met bien, buvons de la Sangria et nous baignons… ou plus précisément faisons trempette !

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Les vagues de l’Atlantique sont vraiment immenses et impressionnantes ici et Alex ne peut s’empêcher d’avoir instinctivement peur alors que Morlaye et les autres africains qui sont dans l’eau se font une joie de se faire ramasser par les vagues et ne pensent pas une seule seconde à un quelconque danger. Un bel exemple de différence en les poules mouillées européennes et les africains habitués à plus de dureté (d’ailleurs un adage qui revient constamment ici : « En Afrique il faut se battre »).

Magda aussi opte pour la prudence et part se promener avec la petite amie du collègue de Morlaye qui nous ont accompagnés ici. C’est l’occasion pour elle d’apprendre à connaître une facette culturelle de la Guinée, ou lutôt inhérente à l’éthnie Peulh que nous rencontrons dans tous les pays de l’Ouest. Sans passer par quatre chemin elle lui explique ses problèmes de cœur : Elle veut épouser Boro (le collègue de Morlaye) avec qui elle est en couple depuis 9 ans mais la mère de ce dernier lui interdit. Boro qui vient d’une famille de Peulh doit épouser sa cousine qui elle aussi est Peulh. Si Boro n’accèpte pas ce mariage alors sa mère le chassera de la famille alors que son père lui n’a a priori rien contre se mariage. Mais il n’est pas possible de persuader la mère ? « Tu sais la famille africaine c’est comme ça, c’est la mère qui a le dernier mot ». car c’est elle qui s’est occupée des enfants, elle a aussi le droit de décider de leur futur. Et si on lui tient tête alors elle n’hésitera pas à recourir aux fétiches ou au maraboutage. Oui, ce type de pratiques existent encore : des soit-disant sorciers ou magiciens qui au moyen des sciences occultes ou de la magie noire peuvent parfaitement amener Boro à épouser sa cousine.. Pourtant Boro nous semble être un homme raisonné et éduqué. Il est manager dans un hôtel, parle couramment l’anglais, boit, fume, s’habille à l’occidental… et se laisse pourtant pourrir la vie par ces broutilles ancestrales ?!

… Et la morale de cette petite histoire est pour nous une question : Comment est-ce possible que Boro, mais bien d’autres encore que nous avons croisés, puisse croire à ces superstitions ? Pour nous occidentaux ces croyances font rire ou donnent un peu la chair de poule mais difficile de les prendre au sérieux. Ce que nous ne comprenons pas c’est que les africains sont aussi baignés dans la technologie, veulent vivre la vie à l’occidentale mais continuent à être prisonniers de telles croyances. Pour certains on peut atteindre la richesse grâce à ces pratiques ou alors quand quelqu’un est devenu riche le voisinage envieux ne se l’explique pas avec des arguments rationnels mais soupçonnent l’utilisation des fétiches et compagnie. L’Afrique présente donc une sorte d’hybridité entre des croyances ancestrales, qui semblent impossible à éradiquer et qui s’imissent dans tous les domaines malgré les incompatibilités (les religions par exemple) et le désir de l’autre côté de s’arracher à l’Afrique et de vivre comme les Occidentaux. Nous croyons que le travail apporte l’argent, eux pensent qu’il viendra si l’on sacrifie un animal ou pire encore… Nous nous pensons maitres de nos destins, eux se plient à la superstition et aux ordres de papa/maman. Difficile d’avancer réellement dans ces conditions .

Der guinesische erste Maistreich

Am ersten Mai kommen wir am Flughafen in Conakry an. Da verrät uns ein kleines DinA4-Plakat, dass unser Flug auf den nächsten Tag verschoben wurde. Grund ist keiner angegeben, der Security erzählt uns, es sei schliesslich « La fête du travail » – der erste Maifeiertag !

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Ist das ein Witz, ein schlechter Aprilscherz ? Nunja, wir kehren zu Bomboya zurück, wo wir Gott sei Dank noch eine Nacht schlafen können, und fahren dann schliesslich am nächsten Tag, 2. Mai, auch Feiertag, « Jour de la monnaie guinéenne », « Tag der guinesischen Währung », erneut zum Flughafen. Guinea hat nämlich, anders als der Senegal und die Elfenbeinküste (wie auch Mali und Burkina Faso), die beide den Franc CFA haben, eine eigene Währung. Man könnte Guinea als das westafrikanische schwarze Schaaf seit der Unabhängigkeiten Westafrikas betrachten. Als De Gaulle seine Reise zur Vorbereitung des Volksentscheids zum Anschluss der ehemaligen frz. Kolonien in der « Frz. Gemeinschaft » nach Conakry machte, kam der Satz « Nous préférons la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l’esclavage » von Sékou Touré. Aufgrund dieser Frechheit geniest Guinea seitdem keinerlei Hilfe von Seiten Frankreichs wie der Senegal oder die Elfenbeinküste. Dafür büsen sie heute noch ? Sie sprachen sich für Freiheit in Armut aus, und ihre Währung ist heutzutage noch dementsprechend nichts wert. (1 Euro=9000 franc guinéens).

Sehen wir uns die Geldscheine genauer an :Auf ihnen prangen auch die berühmten Masken der verschiendene Regionen Guineas ; la basse Guinee, la haute, la moyenne und la forestière. Jede hat ihr eigenes Holz, ihre eigene Maske, (wie auch ihre eigene Rythmen und Tanzschritte). Kulturelles Erbe ist (gleich dem Franc CFA) auf dem Geld integriert.

Am 2. Mai wird jedoch am Fughafen wieder gearbeitet – und zwar ganz genau ! Erst hier erfahren wir das Ausmass der Ebola-Krise. Am Eingang des Flughafens müssen wir zuerst ein Gesundheitsprotokoll ausfüllen, und bei dessen Abgabe -Hände Hoch – wird uns ein Fiebermess-Gerät in Form einer Pistole an den Kopf gehalten, um unsere Körpertemperatur zu kontrollieren. Die gleiche Prozedur durchlaufen wir nochmals vor dem Boarding und fliegen endlich ! Bei der Ankunft in Abidjan gehts jedoch weiter : wir kommen in eine Art Quarantäne, müssen uns die Hände waschen, eine weitere Fieberpistole wird uns an den Kopf gehalten und ein weiteres Dokument ‚über die Gesundheit des Passagiers‘ ausgefüllt. Wir fragen uns : alles nur Show ? Als wir Morlaye über die Ebola-Krise befragt haben, so meinte er er schlicht, «Ich kenne weder jemanden, der infiziert worden ist, noch jemand, der jemand kennt, der infiziert war. » Schlichte Medienfalle, Ablenkungsmanöver vor anderen Problemen oder um geschickte Gedmachereien zu decken ? Oder um Unvertrauen in der Bevölkerung zu schüren : dass man Angst hat, dem eigenen Bruder die Hand zu geben… Nach all dem, was für uns zählt ist, dass es uns gut geht 🙂

Poisson d’Avril guinéen en Mai

Comme prévu nous arrivons le 1er Mai à l’aéroport de Conakry. Là une petite feuille A4 nous annonce que le vol a été repoussé au lendemain. Une raison ? Non il n’y en a pas d’indiquée. La sécurité nous informe que cela est du à la fête du travail !

C’est quoi cette blague de merde?Malgré tout rien à faire et nous retournons à Bomboya la queue entre les pattes en espérant qu’on puisse passer encore une nuit. C’est possible et le lendemain le 2 Mai, qui est aussi un jour férié, le jour de la monnaie guinéenne, nous repartons à l’aéroport. Pour la petite histoire la Guinée au contraire du Sénégal, de la Côte d’ivoire (mais aussi du Mali et du Burkina Faso) n’utilise pas le Franc CFA et à sa propre monaie : le Franc Guinéen. En fait on peut considérer la Guinée Conakry comme le mouton noir des pays d’Afrique occidentale depuis les indépendances. Quand De Gaule a fait sa tournée en Afrique occidentale en vue de préparer le référendum concerant le rattachement des ex-colonie à la « communauté française » et qu’il est passé par Conakry, Sékou Touré formula cette phrase « Nous préférons la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l’esclavage ». En conséquence de cette insolence la Guinée n’a pas bénéficié d’aucune aide de la France comme le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Et ils le payent encore aujourd’hui ? Ils proclamèrent la liberté au prix de la pauvreté et ils l’ont eu : 1 euro = 9000 Franc Guinéen, la monnaie ne vaut rien !

Regardons maintenant ces billets d’un peu plus près : on y trouve les célèbres masques représentant les différentes régions de la Guinée : Haute, Basse, Moyenne Guinée et la Guinée Forestière. Chaque région à un bois spécifique qui sert à la confection d’un masque caractéristique. L’héritage culturel figure donc sur l’argent.

Le 2 mai le travail a reprit à l’aéroport. C’est seulement ici que nous embrassons le problème d’ébola. A l’etrée de l’aéroport nous devons premièrement remplir une fiche de santé et en la remettant à l’ONG en charge Mains en l’air ! Nous sommes pointés par un pistolet…. à température dirigé sur notre tête afin de constater si oui ou non nous présentons des signes de fièvre. Même procédure avant l’embarquement dans l’avion. Enfin nous nous envolons. Mais arrivés à Abidjan ça continue : on place tous les passagers de ce vol dans une zone de quarantaine, dans laquelle nous devons d’abord nous laver les mains pour ensuite être remis en joug par le pistolet à température et devont encore remplir une fiche de santé. Nous nous demandons si tout ça n’est pas un peu du flan ? D’ailleurs quand nous avons interrogé Morlaye sur la crise ébola ses réponses sont sans équivoque « je ne connais personne qui a été infecté ni personne qui connait quelqu’un qui a été infecté ». pour lui cela n’a été qu’une manœuvre médiatique ainsi qu’un moyen pour certaines personnes de gagner de l’argent alors que l’attention était détournée. De plus les liens sociaux dans la population ont subi des conséquences : on n’a plus confiance en personne, on a peur de serrer la main à son propre frère.

Bon ce qui compte pour nous c’est que nous allons bien !:)